Les habitants célèbres du Vésinet
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 Daudoird, Giraud, Anne Françoise dite Mlle (1831-1908)
Anne Françoise Giraud, est née à Marseille, le 16 avril 1831, fille du Toussaint Philippe de Méri Giraud, "marin actuellement en quarantaine à l'île de Pomêgue" et de Raphaële Mascaro, son épouse, rue du Figuier de Cassis. Cette petite Marseillaise est décrite "brune, alerte, chiffonnée, d'une élégance exquise". Artiste dramatique, elle se fit connaître sous le pseudonyme de Daudoird, en particulier dans les rôles de composition et travestis qu'elle jouait avec esprit. Elle fit partie de la troupe du Palais-Royal (1855-1856) où elle débuta dans Avait pris femme le sire Framboisy (1855), Garde-toi, je me garde (1856), puis aux Variétés (1858-1861), au Théâtre de Paris (1862-1865), Déjazet (1866-1868). Elle devint une des colonnes de ce théâtre, et fut de la création des Chevaliers du pince-nez où elle tenait le rôle d'un officier de marine. En 1869-1872, elle fut aux Délassements-Comiques où, en pleine guerre civile et au bruit du canon, elle jouait Contes de fées. En 1872, Marie Giraud dite Daudoird figurait dans les recensements de la partie du Vésinet dépendant de la Commune de Croissy, avenue de la Princesse. Elle y demeurait avec sa mère et deux domestiques [maison n°253- foyer 404].
Après la guerre, elle entra au Théâtre du Château-d'eau (1873-1878) puis fit partie de la "combinaison Ballande" au Troisième Théâtre français, à l'ancienne salle de Déjazet (1878-1879), aux côtés de Sarah Bernhardt et Mounet-Sully entre autres. Elle y fit connaître un jeune auteur, Guy de Maupassant, dans une pièce en un acte, Histoire du Vieux Temps (1879). Elle suivit ensuite Ballande au théâtre des Nations 1880-1881.
En 1894, Mlle Daudoird qui avait 62 ans et 32 ans de théâtre obtint une pension de 500 frs de la Société des artistes dramatiques. Elle épousa son comptable, Felix Mathieu (1852-1943), son cadet de vingt ans. Elle habitait avec lui au Vésinet au 7, boulevard du Nord, actuel boulevard de Belgique. Tous deux sont décédés dans cette maison, elle le 16 avril 1908, et lui trente cinq ans plus tard, le 1er janvier 1943. Ils sont inhumés au Cimetière de la commune [C-880, S-4].
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  Dearly, Max (1874-1943)
De son vrai nom Lucien Paul Marie Joseph Rolland, Max Dearly est né à Paris le 22 novembre 1874.
Fantaisiste-né, acteur de vaudeville et de revue, il a amusé trois générations de Parisiens, de 1891 à 1940. Il fut l'interprète rêvé, au théâtre, pour De Flers et Caillavet, et le Tout-Paris de l'époque ne pouvait se passer de lui. Il créa, entre autres, Miquette et sa mère, Le Roi, Le Bois sacré, La Vie parisienne, L'Ecole des cocottes.
Au cinéma, il apporta un personnage tout entier fabriqué sur scène, mais avec un tel talent qu'il prit une place de choix dans la galerie des mythes familiers, cocasses et farfelus de l'écran. Il inspira Max Linder et Charles Chaplin.
Bien qu'il eût tourné une pantomime en 1908, sous l'égide du Film d'Art (L'Empreinte, avec Mistinguett et le mime Séverin), et en 1910 dans une adaptation de Carmen, c'est seulement avec le "parlant" qu'il vint au cinéma. Sa meilleure réussite ne fut pas comme on pourrait le croire dans l'unique film de René Clair qu'il tourna, Le Dernier Milliardaire (1934), mais plutôt dans Si j'étais le patron, de Richard Pottier (1935). On l'avait vu auparavant dans Coquecigrole d'André Berthomieu avec Danielle Darrieux, dans Les Misérables de Raymond Bernard et dans Madame Bovary, de Jean Renoir. Il fut par la suite (1939) l'un des neuf célibataires du film de Sacha Guitry.
Max Dearly (Joseph Rolland) s'est marié au Vésinet en mai 1911. Il a habité au 17, route de la Croix.

Il est mort à Neuilly le 8 juin 1943.
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 Decaux, Alain (1925-....)
Né le 23 juillet 1925, à Lille. Études à Lille au lycée Faidherbe, puis à Paris au lycée Janson de Sailly. Faculté de droit de Paris. Cours d'histoire suivis à la Sorbonne, pour son plaisir, sans lemoindre souci d'obtenir un diplôme. Publie ses premiers articles d'histoire à partir de 1946. Son premier livre, Louis XVII retrouvé, en 1947. couronné par l'Académie française, à vingt-cinq ans, pour son second ouvrage Letizia .
en 1951, avec André Castelot et Jean-Claude Colin-Simard, puis Jean-François Chiappe,
La Tribune de l'Histoire, émission hebdomadaire qui sera diffusée sans interruption jusqu'en 1997. En 1957, il crée avec Stellio Lorenzi et André Castelot La caméra explore le temps à la Télévision française. Cette émission se poursuivra jusqu'en 1966. De 1969 à 1988, il donne, sur la deuxième chaîne de télévision, sur Antenne 2, puis sur TF1, Alain Decaux raconte, émission devenue Alain Decaux face à l'Histoire où, chaque mois, seul à l'image pendant une heure, il traite d'un personnage ou d'un événement de l'Histoire. parallèlement, il poursuit la publication de ses ouvrages. Il fait représenter plusieurs pièces de théâtre et collabore à des films ainsi qu'à des disques – toujours sur des thèmes historiques. Il est le premier président, élu au titre de la télévision, de la société des auteurs et compositeurs dramatiques. De juin 1988 à mai 1991, il est ministre délégué auprès du ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, chargé de la Francophonie. De 1991 à 2000, il préside l'Association française d'Action artistique. Élu à l'Académie française, le 15 février 1979, au fauteuil de Jean Guéhenno.
Alain Decaux habita de 1961 à 1982 au 7, rue Henri-Cloppet.
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En savoir plus: biographie, oeuvres, travaux académiquesLe Vésinet selon Alain Decaux


Decrest, Jacques (1893-1954)
Jacques-Napoléon Faure-Biguet est né le 1er octobre 1893 à Paris IXe.
Après une dizaine d'années d'une carrière d'homme de lettres aux fortunes diverses, auteur principalement de biographies de Barrès, Montherlant, Gobineau, etc, de romans et de quelques traductions, témoignant d'éclectisme littéraire certain, J.N. Faure-Biguet propose à l'éditeur Gallimard, un roman policier, Hazard (1933), sous le pseudonyme de Jacques Decrest (inspiré par le nom de Crest, canton de la Drôme dont la famille Faure-Biguet est originaire).
Il inaugure ainsi une série de romans et nouvelles raccontant "les enquètes de Monsieur Gilles" publiés entre 1933 et 1955 qui lui vaudront la notoriété. Comme Maigret, le personnage de Simenon, le commissaire Gilles ne ressemble guère à un OPJ traditionnel. Il vit dans un studio près du Palais-Royal, connait bien Paris, fume des Boyards papier maïs et boit du thé et du whisky Red Label. Il sera le héros d'une vingtaines de romans parmi lesquels Les chambres sans serrures (1949), Fumées sans feu (1949) en collaboration avec Germaine Decrest, (Grand Prix de Littérature policière, 1951)
, L'homme de trois nuits (1950), L'office des ténèbres (1952). Le dernier de la série, Les complices de l'aube, inachevé à la mort de Jacques Decrest, sera terminé par Thomas Narcejac.
Le 18 juillet 1954, Jacques Ducrest fut subitement terrassé par une crise cardiaque dans le jardin de sa maison du Vésinet, 92, boulevard de Belgique. Il avait soixante ans.
...En savoir plus: Le commissaire Gilles Bibliographie Le roman policier


Delâge, Louis (1874-1947)
Pierre Louis Adolf Delâge nait le 22 mars 1874 à Cognac en Charente. Fils unique, issu d'une famille modeste, En 1893, il sort des Arts et Métiers d'Angers avec le titre d'ingénieur. A son retour en France, après son service militaire en Algérie, il entre en 1895 à la compagnie des Chemins de Fer du Midi comme surveillant de travaux à Bordeaux. Mais ses ambitions sont ailleurs. Conscient de ses qualités de dessinateur, il ouvre en 1900 un bureau d'études réalisant quelques sous-traitances pour des constructeurs automobiles. En 1903, la société Peugeot l'engage comme chef des études et des essais.
Deux ans plus tard, Louis Delâge crée, sa première compagnie, Delage & Cie le 10 janvier 1905. Dans un modeste atelier d'abord, puis en 1907 dans une usine ultra-moderne à Levallois-Perret, il se spécialise dans les voitures de luxe et l'automobile de course. En 1913, l'usine de Levallois est vendue. Une autre est installée à Courbevoie. Delâge obtient en 1914 un succès éclatant à Indianapolis.
Lorsque le conflit éclate, la majorité des employés est mobilisée, l'usine tourne au ralenti; elle se reconvertit dans la production d'obus. Après la guerre, la progression reprend. En 1923, une Delage établit un nouveau record de vitesse à 230 km/h. En 1925, les Delage raflent tous les grands prix internationaux. Delâge sera le premier "champion du monde des constructeurs" en 1926. Cependant, la situation financière de l'entreprise est précaire. La dépression du début des années 30 est difficile à surmonter. Louis Delâge, à la tête d'une marque moribonde renonce le 20 avril 1935. La firme passe aux mains d'un liquidateur. Elle sera reprise par Delahaye. La marque Delage poursuivra sa carrière au côté des Delahaye jusqu'en 1953 qui les verra disparaître toutes les deux.
Les difficultés de Louis Delâge ne font que commencer. Après le démentellement de son entreprise, un divorce difficile le laisse démuni. L'immense propriété au Pecq, est vendue. Il s'installe alors plus modestement au Vésinet, d'abord au 23, avenue du Grand-Veneur, puis plus tard au 20, allée de la Meute jusqu'à sa mort. Il trouve une consolation dans la religion, entreprenant des pélerinages à Lourdes à pied et à bicyclette. Il meurt humblement, "ruiné mais heureux ayant tout possédé, puisqu'il avait tout perdu", comme il se plaisait à dire, le 14 décembre 1947, au Pecq où il est enterré.
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.. En savoir plus: Les amis de Delâge portrait d'un gad'zarts Du Pecq au Vésinet


 Delannoy, Marcel (1898 - 1962)
Marcel Delannoy est né le 9 juillet 1898 à la Ferté Alais où son père était agent-voyageur.
Musicien autodidacte, Marcel Delannoy ne se consacra à la musique qu'à l'âge de 20 ans, après avoir étudié la peinture et l'architecture à l'école des beaux arts. Ami du compositeur Arthur Honegger, il profitera de ses conseils et écrira plus tard sa biographie. Sa première œuvre en 1927, Le Poirier de misère opéra comique en trois actes, reçut l'approbation de Maurice Ravel. Doué d'un grand sens du théâtre, il a travaillé avec Gallon, Cools, Aubert, Gédalge.
Marcel Delannoy a vécu au Vésinet de la fin des années vingt à 1940, au 36, rue Alphonse Pallu où il a composé plusieurs musiques pour la scène: Philippine Opéra bouffe en deux actes (1928-1937), Cendrillon ou La Pantoufle de vair, contre dansé (1935), Les Trois Choux de Monsieur Patacaisse, scène lyrique (1937), Ginevra, opéra en trois actes (1938-1942). Il s'est aussi illustré dans la composition de nombreuses musiques de films, telles: Les deux orphelines (1933), Il était une fois (1933), La Bande à papa (1955), Une femme chipée (1934), Nuit de décembre (1939), Tempête (1940), Volpone, le chef d'œuvre de Maurice Tourneur en 1940, Monsieur des Lourdines (1943), la ferme du pendu (1945) etc.
Marcel Delannoy est décédé à Nantes le 14 septembre 1962.
Sa fille, l'actrice Sylvine Delannoy, née au Vésinet le 4 juillet 1929, a tourné dans quelques grands classiques du cinéma français: French Cancan de Jean Renoir (1954), Le Vieil Homme et l'Enfant de Claude Berri (1967), La mariée était en noir de François Truffaut (1968).
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.. En savoir plus: FilmographieLe Poirier de Misère


 Delons, André (1909-1940)
André Bernard Delons est né le 30 janvier 1909 au Vésinet, 21, avenue des Pages. Il est le 4e et dernier enfant, tard venu, de Théodore Raoul Grumbach, ingénieur, qui choisit de s'appeler Delons, et de Mathilde Lamba. Elève d'
Alain (au petit Condorcet), études au Lycée Carnot, à Paris, avec Jean Audard. Hypokhâgne puis Licence de philosophie à La Sorbonne, où il rencontre Maurice Henry, René Daumal, Marianne Lams. Poète, il rencontre André Breton, devient l'ami du peintre Joseph Sima et préfère entrer au Grand Jeu avec Jean Audard (septembre 1928 - fin 1932); il s'oppose à Rolland de Réneville. Il publie des poèmes, notes de lecture, critiques, enquêtes dans les revues : Le Grand Jeu, Bifur, Les Cahiers du Sud, Commerce, Présence, Variétés et Documents de Bruxelles, Minotaure, NRF. Il est parmi les fondateurs de la Revue Du Cinéma en 1928, éditée par Corti.
Cousin de Jacqueline Lamba, seconde épouse d'André Breton, il est membre de L'AEAR auprès des Surréalistes. Assistant de Jean Renoir. Ami d'Habib Bourguiba, il soutient le Néo-Destour et demande à effectuer son service militaire en Tunisie (radio et colombophile en 1933-34). Jean Cassou devait publier son recueil L'homme-désert avec dessins de Masson; la maison d'édition ferme, le manuscrit s'égare. Déçu, Delons s'éloigne des milieux littéraires. En 1935, il entre dans une agence de publicité radio Jep et Carré concurrente de celle de Desnos et Salacrou; il partage son bureau avec Henri Pinaut. Il reste l'ami de Brunius, de Maurice Henry, de Georgette Camille, Georges Bernier et des frères Prévert. Il publie quelques articles. Il gagne bien sa vie et s'installe en l'Ile Saint-Louis. La guerre venue, Delons s'engage dans un corps d'officiers britanniques à Auxi-le-Château. Il demande à rejoindre les services de radio à Londres. Sa famille, et Jacqueline Breton, le revoient en février 40 au chevet de sa mère mourante. Il disparait, fin mai 1940, au large de Dunkerque, à 31 ans, alors que tous croient l'entendre, aux côtés de Jacques Borel, alias Brunius, sur Radio-Londres. Plusieurs de ses poèmes évoquent de façon prémonitoire la mer rougie, les villes en flammes, les éclairs d'acier, mêle la mer et la mort... L'enfer de Dunkerque sera révélé par le roman de Robert Merle (Week-end en Zuidcoote, 1948).
...En savoir plus : Le grand jeu  Œuvres


  Deniaud, Yves (1901-1959)
Acteur français né à Paris le 6 décembre 1901, cet ancien camelot incarnait un type populaire (valet de chambre, chiffonnier, clochard) aujourd'hui désuet, mais était capable de lui donner saveur et relief. Il avait débuté en amateur, dans le Groupe Octobre, puis on l'avait entendu à la radio chez Agnès Capri et au music-hall. Jacques Feyder le fit débuter en semi-vedette en 1938 (le rôle du bonimenteur dans Les Gens du Voyage), mais ses débuts proprement dits au cinéma, dataient de l'année précédente (Drôle de Drame, de Marcel Carné, Prison de femmes, de Richebé). Il joua dans une centaine de films, retrouvant son registre naturel dans Crinquebille d'Anatole France, et s'égarant dans les ouvrages qui lui ont donné la popularité comme l'assez sinistre suite des Leguignon, le Français humble mais débrouillard...
On le vit aussi dans des deuxièmes ou troisièmes versions de succès tels que Mon Curé chez les riches, Le Chasseur de chez Maxim's. Il devait une bonne part de sa notoriété à la radio. Il "prêta" également sa voix au chef de la police dans La Bergère et le ramoneur, film d'animation de Jacques Prévert et Paul Grimault. Un symbole: il était dans Si Versailles m'était conté le paysan auquel Henri IV promet la poule au pot.
Après les tournées de ses débuts, il retrouva le théâtre dans Madame Filoumé (1952), dans Irène innocente, d'Ugo Betti (1953), dans La Belle dame sans merci. Son dernier rôle fut aussi un rôle de théâtre dans Le Soleil de minuit, de Claude Spaak. "Il y avait en lui un costaud qui a son franc parler et dissimule un coeur d'or" écrit Roger Boussinot.
Il habita de 1954 à sa mort, le 7 décembre 1959 au 1, avenue du Président-Roosevelt.
...En savoir plus: filmographie


Donadio, Bianca. Fanny "Blanche" Dieudonné dite (1846-19??)
Fanny Marie Gabrielle Dieudonné est née à Fresnes-en-Woëvre (Meuse) le 21 décembre 1848. Elle a grandi à Montereau (Seine & Marne), où son père, Victor Dieudonné, était receveur particulier des finances.
Après la mort prématurée de son père en 1872, douée pour le chant (élève de prédilection de Mme Peudefer, disciple de l'école Ponchard), elle entreprend une carrière d'artiste lyrique sous le pseudonyme de Bianca Donadio. Elle débute au Théâtre Italien de Paris en 1873 dans La Sonnambula de Bellini et connaît immédiatement un grand succès.
Avec la Compagnie de Maurice Strakosch, en 1874, elle participe à une tournée triomphale à New York, dans le rôle de Rosina du Barbier de Séville et celui d'Elvire du Don Giovanni. Mais c'est en Italie (Milan, Florence, Gênes, Naples, Rome, Turin) qu'elle fera l'essentiel de sa carrière de prima donna à la "voix de soprano au timbre cristallin et sonore d'une intonation irréprochable".
En automne 1878, La Donadio achète au Vésinet, 11 route du Village (actuelle av. Henri-Cloppet), une "habitation de campagne" sur un peu moins de 1800 m² de terrain. Elle y loge sa mère et sa soeur et vient elle-même s'y reposer entre ses tournées sur toutes les scènes d'Europe et au-delà.
Ses apparitions en France sont rares mais toujours triomphales. Le 23 mars 1881, la salle du théâtre municipal de Nice est archi-comble lorsque quelques minutes avant le lever de rideau, un terrible incendie ravage le vieux bâtiment, faisant une centaine de victimes. Bianca Donadio n'échappe que de justesse à la mort.
Le 14 mai 1887, elle épouse au Vésinet Giuseppe Frapolli, artiste lyrique originaire d'Oran et de nationalité helvétique. Sa carrière, s'arrête subitement l'année suivante.
En avril 1891, le Journal de musique Sainte Cécile annonçait que Bianca Donadio se retirait, dans le cloître des Nonnes du Saint-Sacrement, à Bologne. Plusieurs démentis furent publiés dans les jours suivants, affirmant que "la signora Bianca Donadio-Frapolli, plus que jamais attachée au monde et en parfaite santé, jouit dans sa villa du Vésinet, près de Paris, au milieu de sa famille, du bien-être qu'elle a su acquérir par son inestimable talent." Néanmoins, on ne la revit jamais plus en public.
...En savoir plus: Une prima donna modeste et distinguée • Galerie artistique 


  Doubrovsky, Serge (1928-....)
Serge Doubrovsky est né à Paris en 1928. Ce fils d'immigré juif et sa famille portèrent l'étoile jaune, faillirent être arrêtés et vécurent cachés pendant la seconde moitié de la guerre. Cette expérience, fondatrice de l'angoisse et de l'humiliation, et le rapport passionnel avec une mère aimante-possessive ont fait de lui un être narcissique autant que rongé.

Après l'Ecole Normale Supérieure, agrégé d'anglais,
Serge Doubrovsky débute une carrière universitaire à NYU au département français. Il inaugure sa carrière de critique incontournable avec son Corneille (1964). Jean-Paul Sartre qui le qualifia "le plus intelligent des critiques contemporains" le remarque pour son article "Le Neuf de cœur", explication de La Nausée inspirée par la psychanalyse .
Serge Doubrovsky a su inventer une "écriture du corps et de la pulsion" fondée sur le jaillissement –formellement très oralisé– du verbe sous sa plume (parfois dans un staccato très marqué, parfois détruisant toute ponctuation, parfois usant de façon savante de l'alternance des blancs et des divers caractères typographiques). Son oeuvre fera date dans l'histoire de l'écriture du "je". Il a renouvelé les enjeux de la littérature autobiographique au fil des textes qu'il a publiés depuis la fin des années 1960, à un rythme patient et régulier: La Dispersion (1969), Fils (1977), Un amour de soi (1982), La Vie l'instant (1985), Le Livre brisé (1989, prix Médicis), L'Après-vivre (1994), Laissé pour conte (1999). Son œuvre, d'une grande puissance dans son autocentrement même, demande à être comparée à celle des plus grands (ses maîtres, Proust et Sartre, au premier chef, ou ses pairs, Claude Simon aussi bien que Philip Roth). Si les faits qu'il relate sont, "strictement réels", leur montage et leur mise en scène relèvent de l'invention narrative. Il est ainsi le père de la notion d'autofiction qui a connu depuis une belle fortune, venant salutairement défaire le carcan que représente le mot autobiographie.

Serge Doubrovsky a passé une partie de sa jeunesse au Vésinet, au 29, rue Henri-Cloppet, d'abord pour les vacances chez ses grands parents, puis en 1940, avec ses parents qui avaient préféré s'éloigner de Paris. En 1943, ils durent s'en éloigner d'avantage. Après la guerre, Serge retrouva le Vésinet qu'il décrit amoureusement dans Fils, le livre dédié à sa mère Renée Weitzmann décédée brutalement en 1968. Après son départ vers Dublin puis les Etats-Unis, la maison fut vendue. Elle est devenue Synagogue.
Serge Doubrovsky quant à lui se partage entre New York et Paris, entre le professeur de NYU et l'écrivain de langue française, entre ses filles américaines et sa vie parisienne. En 2002, il a décidé que son prochain livre rendra compte du retour définitif de Julien-Serge, l'éternel divisé, au bercail de la rue Vital.
... En savoir plus: Le Vésinet dans l'oeuvre de DoubrovskyGrassetUn amour de soi


Dubois, Maurice (1869-1944)
Le peintre Maurice Dubois est né à Bordeaux le 4 juin 1869. En 1887, il s'inscrit dans une école de peinture à Limoges, malgré la désaprobation de son père, négociant en vins, hostile à l'inclinaison de son fils pour une carrière artistique.
A 22 ans, Maurice Dubois s'embarque pour l'Amérique avec une soixantaine de toiles. De retour à Paris l'année suivante, il se rapproche des impressionistes. Il séjourne ensuite en Italie, en Espagne puis à Bruxelles où il se marie et où naitront ses trois enfants. Il subit l'influence des peintres belges de l'époque et s'il conserve le culte de la ligne, le respect du dessin, il devient un adepte de la couleur.
En 1911, pour commémorer le 50ème anniversaire du séjour de Victor Hugo à Waterloo, Dubois s'associe à l'historien Hector Fleichman, et au poète Iwan Gilkin pour faire ériger une colonne. La première pierre est posée en 1912. Mais le décès en février 1912 de Hector Fleichman puis la guerre, retardent puis arrètent les travaux. Cette interruption durera plus de 40 ans et Dubois ne verra jamais sa colonne achevée en 1956.
En 1919, Dubois décide de s'installer définitivement en France et fait l'acquisition d'une villa au Vésinet 30, rue Villebois-Mareuil (aujourd'hui disparue) qu'il occupera jusqu'à sa mort. Un ami du peintre en fait, en 1927, cette description: "...Tout y parle à l'imagination, tout y est reposoir pour le rêve. Les arbres, des conifères rares, qui offrent au pinceau du maître la gamme complète des verts, ont été transportés dans cet oasis par un choix savamment médité. La collection de fleurs est merveilleuse. La roseraie en particulier est une suite d'éblouissements. C'est dans cette villa que Maurice Dubois passe la plus grande partie de son existence laborieuse, écoulant le sablier des heures entre son chevalet et sa bibliothèque...". Dubois y organise périodiquement des expositions de ses oeuvres.
Peintre aux armées, peintre de l'Histoire, on lui doit deux des
grandes toiles qui décorent la Maison du Combattant du Vésinet.
Bien qu'il y ait un caveau de famille au cimetière du Vésinet, Maurice Dubois est enterré à Preignac, Gironde, où il est décédé le 30 mai 1944.
...En savoir plus: AutoportraitLivreCritique


 Duncan, Herbert Osbaldeston (1862-1945).
Herbert Duncan est né à Londres (Angleterre) le 22 novembre 1862, de James Duncan et Mary Osbaldeston, fille du célèbre Squire Osbaldeston, maître d'une chasse renommée The Quorn Hunt, célébrée notamment par des gravures anglaises rares. Osbaldeston avait accompli plusieurs exploits fameux dont un parcours à cheval, avec plusieurs montures dans un temps donné, qui avait fait l'objet d'un pari demeuré légendaire. Il avait aussi remporté le Derby avec son cheval Champagne.
Son petit-fils, Herbert Osbaldeston-Duncan fut d'abord un des pionniers du cyclisme (grand bi). Il remporta trois fois le championnat du monde (50 milles). Etabli en France, il devint journaliste sportif, éditeur de la revue Le Véloceman à Montpellier. Vers 1890, il fonda le vélodrome Buffalo à Neuilly, peint par Toulouse-Lautrec, dirigé par Tristan Bernard et où se déroula le 11 mai 1893, la première performance officielle sur l'heure (35,325 km) établie par Henri Desgranges.
Dès l'apparition des moteurs, Duncan se lança dans l'aventure. On lui doit la motocyclette Duncan & Suberbie. Au début de l'automobile, il participa activement à cette industrie en prenant des licences de brevets en France et en Angleterre. Il terminera sa carrière comme directeur de la filiale anglaise De Dion Bouton.
En 1926 iI a publié un livre en deux volumes,
The World on Wheels qui est à la fois une étude générale sur l'emploi des roues, et des souvenirs personnels. Ce livre est rare et très connu des amateurs anglo-saxons.
Marié à Augustine Paternois dont il ne pouvait divorcer, H.O. Duncan vivait en France, au Vésinet, avec Berthe Defieux, dans un pavillon à l'angle de la rue du Maréchal-Joffre (n°9) et de la rue Ernest André (n°26) La Petite Roseraie, aujourd'hui disparue. Pendant la guerre, étant toujours sujet britannique, il resta caché par sa compagne dans le pavillon du Vésinet avec une seule carte d'alimentation pour deux. Il y est décédé le 23 novembre 1945.
Berthe Defieux participa à la Résistance et fut, après la Libération, élue au conseil municipal du Vésinet, où elle remplit les fonctions d'adjointe, aux côtés de Jean Louvel. H.O. Duncan et sa compagne sont enterrés au cimetière du Vésinet.
...En savoir plus: Carrière sportive  Champion du mondeLe Vélodrome Buffalo Une course La Pétrolette Duncan et Bollée 


  Dupont, Gabriel (1878-1914)
Né à Caen le 1er mars 1878. Son père (organiste, professeur au Conservatoire de Caen) fut son premier maître.
Gabriel Dupont vient à Paris pour se perfectionner. Il
entre comme auditeur dans la classe d'harmonie de Taudou au Conservatoire. Puis il est élève de la classe d'orgue avec Widor et dans la classe de composition de Massenet.
Second grand prix de Rome en 1901. Il publie des mélodies et un poème symphonique "Jour d'été" en 1903.
1904 voit le triomphe de son premier opéra, La Cabrera (livret d'Henri Cain), qui remporte le concours Sonzogno, sur la scène du Théâtre lyrique de Milan (création le 16 mai). Dupont s'installe définitivement au Vésinet mais passera les hivers à Arcachon. Composition des Poèmes d'automne (mélodies).
De 1903 à 1905, il compose Les heures dolentes recueil de pièces pour piano. En 1910, parait sa première œuvre théâtrale La Glu.
Les dernières années sont consacrées à Antar, la plus importante de ses oeuvres théâtrales qui ne sera représentée qu'en 1921 à cause de la guerre.
Gabriel Dupont meurt au Vésinet, le 3 août 1914 à l'âge de 36 ans, terrassé par la tuberculose, au 6, boulevard du Nord, actuellement boulevard de Belgique (la maison a disparu à la fin des années soixante-dix pour laisser la place à la résidence "Les Charmilles"). Il est enterré au Vésinet.
...En savoir plus: Site des amis de Gabriel Dupont Prix de RomeHommageUne visite... Le monument funéraire •


 Eggerth, Martha (1912-2...)
Martha [ou Marta] Eggerth fut très populaire en Europe dans les années 1930, en particulier en Allemagne et l'Autriche. Elle est née le 17 Avril 1912 à Budapest (Hongrie) et a commencé à se produire sur scène à l'âge de 11 ans. Elle avait déjà une certaine renommée lorsqu'elle rencontra
Jan Kiepura et devint son épouse à la ville et sa partenaire sur scène et à l'écran. Contrairement à son ténor de mari, Martha Eggerth fit une brève carrière cinématographique aux USA. Elle fut la partenaire de Judy Garland dans deux comédies musicales: Me and my gal (1942), sous la direction de Busby Berkeley et Presenting Lily Mars (1943). Mais devant le peu de proposition, elle revint en Europe pour tourner en vedette, aux côtés de son mari, dans des films mineurs jusqu'en 1952.
Après une longue retraite à New-York où son mari est mort en 1966, Martha Eggerth est rentrée en Europe et a fait deux apparitions dans des téléfilms polonais en 1995 et 1999. Elle est remontée sur scène en avril 2002 à l'occasion de la célébration du centenaire de la naissance de Jan Kiepura resté très populaire à Varsovie.
Au sommet de leur art dans les années '30, Martha Eggerth et Jean Kiepura ont habité au Vésinet, la villa
Les Cèdres, 46, avenue de la Princesse.
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En savoir plus: filmographieL'inséparable duo


  Ertaud, Jacques (1924-1995)
Né à Paris le 18 novembre 1924, Jacques Ertaud fit ses débuts au cinéma comme acteur dans Un condamné à mort s'est échappé (1956), premier film de Robert Bresson, primé à Cannes en 1957. Mais c'est derrière la caméra qu'il passa la plus grande partie de sa carrière.
Cinéaste de l'extrême, il est spéléologue, plongeur sous-marin, alpiniste, explorateur. Avec Jacques-Yves Cousteau (L'aventure est sous la mer, 1954, La galère engloutie, 1957), Paul-Emile Victor (Antarctique, la vie des français en Terre Adélie), Haroun Tazieff ou encore Lionel Terray, guide de haute montagne (La face ouest de la Cougourde, 1965), Jacques Ertaud porte sa caméra du fonds des océans aux sommets de l'Everest, de l'Antarctique au Sahara, de la forêt amazonienne aux volcans d'Arabie.
Puis il se tourne vers le monde du sport. A Squaw-Valley en Californie en 1960, il filme les JO d'hiver. Il suit les athlètes français dans toute leur saison européenne (1963). Avec Louis Malle, il filme le Tour de France (Vive le tour, 1965); avec J.J Languepin, les JO de Genoble (Neiges de Grenoble, 1968) ou Eddy Merckx, le mal-aimé (Le tour de France d'un coursier, 1976).
Mais c'est un feuilleton très populaire, L'homme du Picardie (1968) qui va le faire connaître. Commence alors une longue suite de succès au petit écran. François Gaillard ou la vie des autres (1970), La Ligne de Démarcation (1973), La mort d'un guide (1975), La mer promise (1977), Sans famille (1981), Maria Vandame, et Le prix du silence (1989) tous deux recompensés par un 7 d'or, ou encore Catherine Courage (1993) ...
Cependant, les œuvres destinées aux salles obscures ne reçoivent pas l'accueil escompté: Le Rendez-vous de l'été (1966), Le Kaléidoscope (1970), Ne pleure pas (1978).
Surtout connu comme réalisateur ou metteur en scène, Jacques Ertaud était aussi scénariste, dialoguiste, adaptateur et même compositeur (Soleil d'automne, 1992). Il a vécu durant de nombreuses années au Vésinet qui lui avait témoigné son admiration en 1986.
Décédé le 18 novembre 1995, il est inhumé à Maussane-les-Alpilles.
Sa fille Marie, championne de moto-cross, s'est illustrée dans de nombreux rallyes, en particulier le Paris-Dakar.
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En savoir plus: • Biographie-filmographieMarie Ertaud


  Fauré, Gabriel (1845-1924)
Compositeur français né le 12 mai 1845 à Pamiers, Ariège.
Fils d'un instituteur devenu directeur d'école normale, Gabriel Fauré suit dès l'âge de 9 ans les cours de l'école de musique fondée en 1853 par Louis Niedermeyer. Elève et ami de Saint-Saëns qui lui fait découvrir Schumann, Liszt, Wagner - il ira entendre
L'Or du Rhin et La Walkyrie à Cologne en 1878 et la Tétralogie à Munich en 1879 - Fauré fait ses débuts à Rennes comme organiste (1866). Après la guerre de 1870, on le retrouve titulaire à Saint-Honoré d'Eylau, et il participera à la fondation de la Société nationale de musique. Nommé en 1877 maître de chapelle à la Madeleine, il retrouve cette même année l'école Niedermeyer, comme professeur.
Parallèlement, il est un hôte apprécié des salons parisiens où son caractère, ses qualités pianistiques et d'improvisation font merveille. En 1892, Fauré est nommé inspecteur des Conservatoires; en 1896, il est titulaire du grand orgue de la Madeleine, puis succède à Massenet comme professeur de composition au Conservatoire, où il comptera de nombreux et prestigieux élèves: Florent Schmitt, Charles Koechlin, Nadia Boulanger, Maurice Ravel.
A partir de 1903, le compositeur est atteint de troubles auditifs qui évoluent vers une surdité quasi totale, ce qui ne l'empêche pas, lui qui n'était pas passé par l'enseignement officiel du Conservatoire, d'en devenir le directeur en 1905. En 1909, c'est l'Institut (Académie des Beaux Arts) qui l'accueille en son sein.
C'est un homme au faîte de la gloire qui s'éteint le 4 novembre 1924 à Paris, et à qui la patrie reconnaissante accorde l'ultime honneur des obsèques nationales.
Il séjourna au Vésinet au cours des étés 1885 à 1887 au 26, rue Alphonse-Pallu.
...En savoir plus:  Biographie & Souvenirs


Faure-Biguet, Jacques-Napoléon (1893-1954)
Homme de lettre, aussi connu sous le pseudonyme de
Jacques Decrest.
...En savoir plus: Bibliographie


spot Fleury, André (1903-1995)
André Fleury est né le 25 juillet 1903 à Neuilly sur Seine. Comme son père, Gaetan Fleury (1866-1954), né à Florence, maître de chœur, il décide de devenir organiste. Il étudie avec Henri Letocart et Eugène Gigout, avant d'être, au Conservatoire de Paris, le dernier élève de Louis Vierne et le premier élève de Marcel Dupré dans la classe duquel il obtient, en 1926, un Premier prix d'orgue et d'improvisation.
En 1920, il est suppléant de Gigout à St-Augustin puis de Tournemire à Ste-Clotilde. A la mort de Jean Huré, en 1930, il est nommé titulaire du Grand Orgue de St-Augustin. De 1948 à 1971 à Dijon, il est titulaire du Grand Orgue de la cathédrale, succédant à Emile Poillot, et professeur d'orgue et de piano au conservatoire.
Il revient à Paris comme co-titulaire du Grand Orgue de St-Eustache, mais également organiste de la cathédrale St-Louis de Versailles et professeur d'orgue à la Schola Cantorum.
Compositeur, on lui doit pour l'orgue, deux préludes et fugues, un Prélude, Andante et Toccata (souvent joué et enregistré à l'étranger), deux symphonies, des Variations sur un Noël bourguignon, une Fantaisie et deux recueils de pièces pour orgue. Il a joué partout en France et dans la plupart des pays d'Europe. Nombre de ses concerts ont été enregistrés par la Radio. Son répertoire comprend les grands classiques, comme Bach ou Buxtehude, mais aussi la musique symphonique et contemporaine française, avec Franck, Vierne, Widor, Barié, Marty, Dupré, Langlais, Messiaen, Duruflé, Daniel-Lesur... Il a notamment créé la Pièce en mi bémol de César Franck, la Sonate pour orgue de Darius Milhaud (première audition en France), le Scherzo de Maurice Duruflé et, en deuxième audition, la Nativité d'Olivier Messiaen. André Fleury a joué, comme soliste, sous la direction d'Hermann Scherchen, de Paul Paray, de Pierre Dervaux et de Charles Munch. Parmi ses élèves les plus connus, on peut citer, entre autres, Bernard Gavoty, Pierre Cochereau et Daniel-Lesur.
André Fleury a vécu longtemps au Vésinet. Son père, qui s'y était installé dans une maison héritée en 1905 au 22, rue Alexandre Dumas, fut organiste à
Ste Pauline à partir de 1913 et jusqu'à son décès au Vésinet en 1954. André a pratiquement débuté sa carrière à côté de son père à Ste-Pauline. Il eut comme élève Mme Cruvellier de Vandeuil, qui offrit au début des années 30 un orgue Gonzalez à l'église Ste-Pauline.
André Fleury est décédé le 6 août 1995 au Vésinet, âgé de 92 ans. ...
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. En savoir plus: Hommages Obituaire


 Fournier-Aubry, Fernand (1901-1972)
Né le 23 novembre 1901 à St-Maur-des-Fossés, fils d'une bonne famille bourgeoise installée au Vésinet quelques années plus tard, il est parti à dix-neuf ans avec un billet pour l'Afrique offert par son père, lui-même ancien navigateur. Puis, avec une seule passion au coeur: la liberté des grands espaces, il n'a cessé de parcourir le monde. De l'Afrique noire (1919-29) à la jungle d'Amazonie (1935-42), en passant par le Pacifique et les requins (1942-1954), l'Asie interdite (1955-56), et retour en Amazonie (1956-71)
Il a été bûcheron, prospecteur, pécheur de requins, concessionnaire de centaines de milliers d'hectares de forêt vierge, Satipo, au coeur de la jungle, peuplée d'Indiens hostiles et de hors-la-loi mais recouvert de forêts qui recelaient une réserve de bois précieux que l'on croyait alors intarissable. Il a trouvé de l'or, repéré pour les Etats-Unis le bois de balsa des planeurs du Débarquement, couru à motocyclette un cross contre la montre à travers la Cordillère des Andes, remonté la route secrète de l'or et de l'opium.
Fernand Fournier-Aubry a publié plusieurs livres d'aventure : Mon métier l'aventure, 1953; Satipo, un royaume dans la jungle, 1958; Capitaine Requin, 1971; ainsi qu'un récit autobiographique avec André Voisin, Don Fernando (1972). Il est décédé à Nice le 20 décembre 1972.
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En savoir plus: La jeunesse au Vésinet • interview (1971) 


Galoppe d'Onquaire, Cléon (1810-1867)
Littérateur et auteur dramatique français, Pierre Jean Hyacinthe Adonis Galoppe-Donquaire vit le jour à Montdidier le 16 avril 1805.
Il embrassa d'abord la carrière militaire qu'il abandonna pour donner libre cours à son penchant pour l'écriture. Sous le nom de Cléon Galoppe d'Onquaire, il publia divers recueils de vers, donna à partir de 1842 jusqu'à 1849, des articles littéraires et philosophiques aux
Mémoires de l'Académie de la Somme, puis collabora activement à divers journaux, notamment au Corsaire et à la Revue des beaux-arts. En 1844, il débuta au théâtre en faisant représenter à la Comédie-Française une comédie en trois actes et en vers, intitulée la Femme de quarante ans. Cette pièce, qui arrivait dans un moment de disette littéraire, eut du succès. Galoppe d'Onquaire continua à écrire pour le théâtre et fit paraître des romans. "Il avait le ton et les manières d'un homme de bonne compagnie, ce qui faisait rechercher son commerce" écrit Pierre Larousse. "Sa modestie était extrême et s'effarouchait presque des éloges". On doit à cet écrivain estimable les ouvrages suivants: Fumée (1838); Feuilles volantes (1841), recueil en prose et en vers; Mosaïque (1844); le Siège de la Sorbonne, ou le Triomphe de l'Université (1844), un poème héroïcomique en six chants, qu'il signa "un bedeau de Saint-Sulpice"; le Diable boiteux à Paris (1858); le Diable boiteux en province (1859); le Diable-boiteux au village (1860).
Au théâtre, outre la
Femme de quarante ans, il a donné Jean de Bourgogne, drame en trois actes et en vers, représenté au Théâtre-Français en 1846 (le sujet est emprunté à une nouvelle de Pitre-Chevalier); le Jeu de whist, en vers, l'Amour pris aux cheveux, pochade en un acte, jouée au Palais-Royal en 1852, et dans laquelle Levassor remplissait sept rôles différents; le Chêne et le roseau, vaudeville agréable, en collaboration avec Decourcelle, donné au Vaudeville en 1852. On lui doit encore les livrets de deux opéras-comiques: la Mort de Sacrale (1864), et la Bourse ou la vie (1865). Il occupa la fonction de Secrétaire des Musées Impériaux. Il fut un des premiers "colons" du Vésinet, 35, route de la Plaine, où il est mort le 9 janvier 1867. Hippolyte Chaminade signa comme témoin son acte de décès.
Galoppe d'Onquaire est enterré à Montdidier.

...En savoir plus: Biographie Lisandre • Galoppe reporter 


spot  Gimel, Georges (1898-1962)
Georges Eugène François Gimel est né le 8 mars 1898 à Domène en Isère. Fils de François Gimel et Marie Virginie Mogniat, il a vécu à Domène et Grenoble jusqu’à l’âge de 16 ans avant de monter à Paris. Il fut élève à l'École des Beaux-Arts (atelier Jean-Paul Laurens, Académie Julian, puis atelier d'Injalbert), chez le sculpteur Henri-Louis Bouchard et aux Arts Décoratifs. Engagé volontaire avant la fin de 1916, il part sur le front de la Marne. Huit jours avant l'Armistice, il est gazé, ce qui altérera gravement sa santé. Il participera aussi à la Deuxième Guerre mondiale.
Le 21 janvier 1931, il épousait au Vésinet Madeleine Louise Jeannest, artiste dessinatrice. Le couple habita au 16, avenue du Grand-Veneur.
Le talent de Georges Gimel fut remarqué très tôt par Andry Farcy, Conservateur du Musée de Grenoble, puis par Léon Daudet, ou encore par le célèbre critique d’art Félix Fénéon. Artiste très éclectique, il est peintre de figures, de paysages de montagne, de natures mortes, de fleurs, d'art sacré. Graveur, lithographe, illustrateur, décorateur de théâtre, sculpteur et peintre émailleur, alliant les beaux-arts et les arts décoratifs, il crée aussi des motifs de tissus imprimés pour la mode (Paul Poiret et Jean Patou).
Directeur artistique de la revue littéraire Tentatives avec Henri Petiot (Daniel Rops), il réalise de nombreux bois gravés, dont le portrait de Déodat de Séverac retenu par la Bibliothèque Nationale. Il participe à Paris aux Salons d'Automne et des Indépendants de 1921 à 1934. Après vingt ans de vie parisienne, Georges Gimel retourne vivre dans ses montagnes. Il partage son temps entre Megève, Annecy, Genoble et Paris (Exposition universelle de 1937).
A la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1944, il publie Le Calvaire de la Résistance avec des visions de guerre dont certaines avaient été exposées à la Galerie Katia Granoff à Paris en avril 1940.
Il se consacre pleinement à la fabrication des émaux, combinant toutes les techniques et pratiques connues pour aboutir à une peinture émaillée, véritable métamorphose de son œuvre rendue inaltérable. De 1949 à 1956, il expose ses émaux à Paris (chez Bernheim Jeune), à Rome, aux États-Unis ( à la Yale University Art Gallery) et à Saarbrück. En 1956 Gimel réalise le chemin de croix en émail de l'église de Megève.
Le 21 janvier 1962, par un beau dimanche ensoleillé, il meurt soudainement alors qu'il valsait avec une jeune femme sur la patinoire de Megève.


spot Gorin, Jean (1899-1981)
Albert Jean Gorin est né à Saint-Emilien-de-Blain (Loire Atlantique) le 2 décembre 1899. En 1910 ses parents, cordonniers, s'installent non loin de là, à Nort-sur-Erdre. Après des études médiocres, il est placé en apprentissage. Mobilisé en 1917, il rejoint la zone des combats et finira la guerre sur le Rhin. De 1919 à 1922, Jean Gorin fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes mais il est essentiellement autodidacte. Après une période expressionniste, il subit l'influence de Gleizes sur le cubisme. A la suite de sa visite au Pavillon de l'Esprit Nouveau à l'Exposition des Arts Décoratifs à Paris en 1925, il réalise ses premières compositions purement abstraites. En 1926, il découvre le néo-plasticisme. Sa voie est tracée après sa rencontre, à Paris, avec Piet Mondrian, figure majeure du néo-plasticisme et Michel Seuphor. En 1932, un voyage en URSS lui fait découvrir les oeuvres de Malevitch et l'architecture constructiviste alors en pleine créativité. La même année il adhère au groupe d'artistes géométriques Abstraction-Création, groupe dont il deviendra un des principaux animateurs. En 1935, il épouse Suzanne Faucher, originaire de Niort.
En 1937, Gorin vend sa maison de Nort-sur-Erdre, détruit une grande partie de son oeuvre, et s'installe au Vésinet. Son art s'est distancé de celui de Mondrian par l'introduction du relief qui se développe jusqu'à devenir une véritable sculpture murale. Le néo-plasticisme de Mondrian n'admettait que les compositions réalisées avec des lignes verticales et horizontales. Dans ses créations, Jean Gorin finit par introduire le cercle, puis la ligne oblique, tout en maintenant la rigueur horizontale-verticale du néo-plasticisme pur. En 1938, il participe à l'importante exposition "Art d'Aujourd'hui" au Stedelijk Museum d'Amsterdam.
Mobilisé de nouveau en 1939, il est fait prisonnier et ne rentre en France, au Vésinet qu'en 1942. Il expose de nouveau à la Galerie René Drouin à Paris, dès 1945. Il quitte Le Vésinet en 1947 pour raison de santé pour se fixer dans le sud de la France, à Grasse d'abord, puis à Nice (1950). Il reviendra dans la région parisienne une dizaine d'années plus tard, au Perreux et enfin Meudon (1962).
Malgré sa participation à de nombreuses expositions, durant un grand nombre d'années, l'œuvre de Gorin n'a été reconnue qu'après les rétrospectives importantes du Musée des Beaux-arts de Nantes, en 1965, du Stedelijk Museum d'Amsterdam, en 1967, du Centre National d'Art Contemporain à Paris, en 1969, et celles des musées de Grenoble et de Saint-Etienne, en 1973.
En 1977, le Musée des Beaux-Arts de Nantes organisa la dernière rétrospective du vivant de Jean Gorin, décédé à Niort, en 1981.
... En savoir plus:
Abstraction-Création Biographie habitat, art total


  Green, Julien (1900-1998)
Né à Paris, le 6 septembre 1900, de parents américains établis en France depuis 1893. Il habite au Vésinet, Villa du Lac au 1, avenue Scribe, de 1913 à 1915 période au cours de laquelle il perd sa mère.
Il fait ses études au lycée Janson de Sailly. En 1917 s'engage dans le Service des ambulances américaines, puis en 1918 est détaché dans l'artillerie française. Démobilisé en mars 1919, il se rend pour la première fois en Amérique en septembre 1919 et achève ses études universitaires à l'Université de Virginie, où il écrit son premier livre en anglais.
De retour à Paris en 1922, il commence à écrire en français et publie son premier ouvrage en 1924 (
Pamphlet contre les catholiques de France) sous le pseudonyme Théophile Delaporte. A Baltimore et à New York en 1940. Mobilisé en 1942, il est à l'OWI la Voix de l'Amérique. Il obtient le Prix Harper pour Memories of happy daysen 1942. Il revient à Paris en 1945 et en 1950, est élu à l'Académie de Bavière, puis à celles de Mayence, de Mannheim et à l'Académie royale de Belgique. En 1951, il reçoit le prix littéraire Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son œuvre. En 1966, grand prix national des Lettres. En 1970, grand prix de Littérature de l'Académie française. Il est élu à l'Académie des États-Unis en 1972. Prix des universités alémaniques, 1973, Grand prix de littérature de Pologne, 1988, Prix Cavour, grand prix de littérature, 1991 (Italie), Prix du théâtre, Universités de Bologne et de Forli.
Élu à l'Académie française, le 3 juin 1971, au fauteuil de François Mauriac il est reçu le 16 novembre 1972 par Pierre Gaxotte. Il se déclare démissionnaire en 1996, mais son fauteuil ne sera remplacé qu'après son décès survenu le 13 août 1998.
...En savoir plus : Biographiebiographie (canada) et liste des oeuvres


 Groc, Léon (1882-1956)
Léon Joseph Paul Groc est né le 7 avril 1882 à La Rochelle, Charente Maritime. Après des études supérieures en lettres et en mathématiques – il doit renoncer à Polytechnique pour raison de santé – il se lance dans le journalisme. Grand reporter, il travaille pour divers journaux: L'Eclair en 1907, L'Intransigeant, L'Excelsior, Le Petit Journal, Le Petit Parisien etc. Mobilisé en 1914, il participe au conflit comme sous-officier au 205ème régiment d'infanterie de ligne. Lors de la bataille de la Somme en 1916, il est enterré vivant dans sa tranchée avec sa section. Grièvement blessé, il est démobilisé et entreprend alors une carrière littéraire prolifique en publiant de nombreux ouvrages patriotiques, en particulier dans la collection "Patrie" des Editions Rouff (La reprise du Fort de Douaumont, 1917; Au Mort-Homme sous la mitraille, 1917; La côte 304 reconquise, 1918..). Au total une vingtaine de romans exaltant l'héroïsme des poilus, parfois sous les pseudonymes de Joseph Mongis ou Paul Carillon.
Après une Histoire populaire de la Grande Guerre (1920), Léon Groc aborde avec la même veine le roman policier populaire (Le disparu de l'ascenseur, 1922; On a volé la Tour Eiffel, 1925; La maison des morts, 1930). En 1944, il crée le personnage de Stan Kipper, le roi des détectives auquel il consacrera dix fascicules.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, il retrouve dans la collection "Patrie Libérée" les accents héroïques de ses premiers romans pour célébrer les hauts faits de la France libre (Paris brise ses chaînes, 1946; La 2ème DB fonce sur Paris, 1947; Le général Leclerc, 1948; etc. ).
Il publie aussi des ouvrages aux confins du fantastique (Une invasion des Sélénites,1941; La planète de cristal, 1943) et avec Jacqueline Zorn l'émetteur inconnu (1949), l'univers vagabond (1950). On lui doit aussi, avec
Aristide Quillet L'ile de France par le texte et par l'image (1935).
Terminant sa carrière journalistique au Figaro comme chef des informations de nuit, Léon Groc fut aussi Vice-président de la Société des Gens de Lettres et officier de la Légion d'Honneur. Il a vécu au Vésinet de 1930 à 1938 au 23, allée de la Meute et de 1938 à 1941 au 43, avenue Corot. Il est décédé le 19 juin 1956 à Nice.
...En savoir plus: BibliographieLa Collection Patrie Biographie [en italien]


Grunsweigh, Nathan (1880-1943)
Nathan Grunsweigh est né le 2 avril 1880 à Cracovie, en Pologne. Il vient se fixer à Paris peu avant la Première Guerre mondiale et se lie avec les artistes russes établis à Paris. Il peint des vues de la banlieue parisienne. En 1921, il est recensé avec sa femme Fanny et ses trois enfants, au 10, rue Villebois-Mareuil, au Vésinet. A partir de 1922, il habite 3, rue Sainte-Marie.
Il expose à la Gallerie Saint-Pierre ou au Salon des Tuileries (1925, 1926, 1928, 1931 ...), de "très fins paysages du Vésinet" ; "Les truculentes fêtes foraines de Grunsweigh à côté de paysages du Vésinet, d'une vie si exacte, dans leurs maisonnettes comme bercées d'arborescences, [Mercure de france, 1928] ; "Grunsweigh peint avec une nuance d'émotion très particulière les petites rues du Vésinet" [Mercure de france, 1931].

Il sera déporté en 1943 et assassiné par les nazis.
...En savoir plus: Le Vésinet peint par Grunsweigh 


  Gutmann, Adolf (1819-1882)
Allemand, issu d'une famille aisée, Adolf Gutmann édite ses propres œuvres dès l'âge de 13 ans. Deux ans plus tard, il entreprend des études avec Chopin dont il sera le copiste mais surtout son ami. Gutmann a été qualifié par certains critiques de "brute du piano, sans talent et sans aucune qualité artistique". Selon un autre élève de Chopin, Wilhelm von Lenz, Gutmann avait la force de "faire un trou dans une table avec l'accord de la main gauche dans la sixième mesure: un accord large que beaucoup de pianistes ne peuvent même pas placer". En fait, il se présentait plutôt comme un précurseur de l'Impressionnisme, surtout avec ses 12 Etudes, également inspirées par Chopin, La Mer étant une réplique de l'Etude en ut mineur op. 25 et L'Orage, celle de l'Etude dite "Révolutionnaire".
Le 3 mars 1838, dans la Salle du Conservatoire, Chopin participe au concert de Charles-Valentin Alkan et joue avec lui, Zimmerman et le jeune Gutmann à peine âgé de 19 ans, une transcription pour deux pianos à huit mains de l'allegretto et du finale de la 7e Symphonie de Beethoven.
Chopin estimait sans doute que cet élève, l'un de ses préférés, représentait dignement son Ecole puisqu'il lui dédicacera à l'âge de 20 ans, le Scherzo en ut dièse mineur op. 39 composé en 1838 et 1839 entre Paris et Majorque. En 1840, Chopin se sentant trop faible pour jouer, ce sera à Gutmann d'exécuter l'opus 39, à peine fini.
Le 17 octobre 1849, au 12, Place Vendôme, Gutmann assiste à l'agonie de son Maître adoré. Il laissera un témoignage détaillé de sa longue collaboration avec lui.
A la vente du 7 novembre 1858, Adolphe Gutmann, est adjudicataire du lot 8, îlot 6, [2400 m²] de la toute jeune colonie du Vésinet. Ce pianiste plus célèbre alors, que Bizet, est le premier musicien de la colonie. Il y fait construire une "maison bourgeoise, style Louis XV, en pierres de taille et Möellons, plancher de fer". Dans son jardin, qui fera l'objet de visites de la Société d'Horticulture, il s'équipe d'un réservoir en zinc, dont le fond est en cuivre. Des conduites d'eau, installées dans le jardin, permettent non seulement de subvenir aux besoins de la maison, mais d'entretenir différentes essences d'arbres, le potager et le verger. En 1864, il revendra sa propriété à un photographe parisien.
On lui doit aussi, pour le Régiment des Guides de St-Germain, une "marche triomphale".


  Hamp, Pierre (1876-1962)
Henri Bourrillon, né à Nice le 23 avril 1876, a débuté comme apprenti pâtissier. Après son apprentissage et des stages en Angleterre et en Espagne et au Etats Unis, il entre en 1900 à l'Université populaire de Belleville. Il en sort deux ans plus tard pour entamer une carrière de fonctionnaire à la Société des chemins de fer du Nord où il finira sous-chef de gare (1908). En 1909, il entre à l'École Spéciale des Travaux Publics où il décroche un diplôme d'ingénieur civil et d'inspecteur du travail indépendant. Ingénieur d'armements pendant la guerre de 1914-1918, il sera aussi journaliste, directeur d'une usine textile, conférencier, directeur d'école d'apprentissage, ingénieur conseil.
A cette époque, il est déjà, sous le pseudonyme de Pierre Hamp, homme de plume et romancier. Ses fonctions d'inspecteur du travail l'amènent à pénétrer dans des entreprises de toutes sortes, à étudier toutes les formes de l'activité humaine, à connaître les conditions de travail à tous les échelons de la hiérarchie.
L'oeuvre de Pierre Hamp, souvent dit le Chantre de la peine des hommes, reflète toutes ces expériences qui relèvent du vécu et de l'authentique. Elle compte une quarantaine d'ouvrages sur la condition ouvrière, quatre pièces de théâtre et plus de trois cents articles publiés dans une centaine de journaux français ou étrangers. Traduits en sept ou huit langues, certains de ses ouvrages ont été publiés à trois cent cinquante mille exemplaires. Retiré de la scène littéraire après la Libération, Pierre Hamp exerça une réelle influence entre les deux guerres et intéressa la jeunesse aux problèmes de la classe ouvrière. Il est un des meilleurs exemples de la littérature dite "populiste".
Installé au Vésinet au 9, route du Grand Pont en 1933, non loin d'
Alain qui était un ami auquel il rendait visite régulièrement, il y a passé la fin de sa vie, y écrivant les derniers ouvrages de La peine des hommes. Il y est mort le 19 novembre 1962. Il est enterré à Nice.
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 Heintzelman, Arthur-William (1891-1965)
Peintre, graveur, professeur d'arts, Arthur W. Heintzelman est né à Newark (New-Jersey), le 22 novembre 1891. Il étudia l'École de dessin de Providence (Rhode Island) puis fût lui-même professeur de dessin. Avant l'âge de dix-huit ans, il fit un voyage en Europe qui eut sur lui une grande influence. Gravant à partir de 1915, il s'installa en 1921 à Paris puis au Vésinet au 20-22, Route de la Croix, pour un long séjour en France.
Les sujets de cette époque sont principalement des portraits, des personnages de la rue et scènes la vie des cabarets, spécialement ceux de Montmartre.
A ces différents thèmes qui manifestent dans leur exécution, l'influence de Rembrandt et parfois celle de Zorn, on doit ajouter une série importante mais moins connue de pièces religieuses.
De retour aux Etats-Unis, Heintzelman est devenu Conservateur de la Wiggins Collection à la Bibliothèque publique de Boston. S'intéressant spécialement à l'art français, il a fait acquérir, selon la formule de cette collection, des oeuvres aussi complètes que possible de Lautrec, de Forain et de graveurs contemporains. Il a également joué un rôle actif dans l'organisation de l'exposition du Comité national de la gravure française, qui a circulé aux États-Unis de 1953 à 1955. Il fut membre de nombreuses sociétés artistiques à travers le monde, parmi lesquelles la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris. Le British Museum lui a consacré un catalogue complet.
A.W. Heintzelman est mort à Rockport, près de Boston (Massachusetts) le 4 avril 1965.
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  Hériot, Virginie (1890-1932)
Navigatrice française, née au Vésinet, le 25 juillet 1890, dans la Villa Hériot (aujourd'hui disparue). Virginie est la fille du Commandant Hériot, richissime héritier des"Grands Magazins du Louvre". Elle découvre la mer en naviguant sur les luxueux yachts de sa famille (à 19 ans, elle a déjà parcouru plus de 40 000 miles) mais c'est vers la compétition sportive qu'elle s'orientera. Elle passe la plus grande partie de son temps en mer, à bord de l'Ailée, un trois-mats de 400 tonneaux. Elle fait construire des bateaux de course: les Ailes (8 m) et Petites Ailes (6 m) avec lesquels elle remporte plus de 130 victoires dans les régates les plus prestigieuses. En 1928, elle est championne olympique à Amsterdam sur l'Aile VI. L'année suivante, elle reprend la Coupe de France aux anglais.
Elle consacre son temps et sa fortune à promouvoir la construction navale sportive française et soutient des oeuvres philanthropiques et des sociétés nautiques.
Blessée grièvement au cours d'une tempête au début de 1932, elle reprend la compétition en Août de la même année. Elle meurt subitement à bord de son vaisseau, le 28 août 1932. D'abord inhumée dans le mausolée familial de La Boissière, Virginie sera finalement "rendue à la mer" au large de Brest, le 28 juin, 1948.
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 Heuvelmans, Bernard (1916-2001)
Zoologue de nationalité belge, né au Havre le 10 octobre 1916, Bernard Heuvelmans fait des études scientifiques à l'Université libre de Bruxelles. Il y obtient son doctorat avec une thèse sur la dentition de l'Oryctérope en 1939. Il publie de nombreux travaux scientifiques, notamment dans le bulletin du Musée royal d'Histoire naturelle de Belgique.
Durant l'Occupation, en Belgique, il collabore au journal Le Soir où il fait la connaissance d'Hergé. Le "père" de Tintin, toujours soucieux de véracité, en fait son conseiller pour les aspects scientifiques, le jugeant "sérieux comme un savant, plaisant comme un humoriste et captivant comme un romancier". Heuvelmans collabore à plusieurs albums comme l'Etoile mystérieuse (1942), Le Temple du Soleil (1949) et inspirera les aventures lunaires de Tintin. Il a publié d'ailleurs "L'homme parmi les Etoiles" (1944) et "L'Homme au Creux de l'Atome" (1943).
Après la fin de la guerre, Bernard Heuvelmans quitte la Belgique et s'installe en France, à St-Germain-des-Prés puis au Vésinet en 1947. Il exerce différents métiers: comédien, trompettiste de Jazz, écrivain (Le Secret des Parques en trois volumes: La Prolongation de la Vie, La Suppression de la Mort, Le Rajeunissement, 1951-1952).
Dès 1948, il se passionne pour les animaux dont l'existence non avérée repose sur des indices, des témoignages ou des légendes, comme le monstre du Loch Ness ou le poulpe géant. En 1955, il publie un livre à succès: Sur la Piste des bêtes ignorées, jetant ainsi les bases d'une nouvelle discipline en marge de la Science : la cryptozoologie. Dans cet ouvrage, il consacre un chapitre entier au Yeti, l'homme des neiges qu'il ne juge pas abominable, mais paisible et farouche. Fasciné par ce livre, son ami Hergé qui songeait à envoyer Tintin au Tibet, décide d'inclure le Migou dans cette nouvelle aventure. Il reprendra trait pour trait le portrait-robot de la bête mythique brossé par Heuvelmans.
Dans les années soixante, Heuvelmans voyage à travers le monde, toujours en quête d'animaux fabuleux. Il participe à de nombreuses émissions de radio ou de télévision. Infatigable vulgarisateur, il continue de publier et d'écrire de nombreux articles pour la presse, notamment dans le journal de Tintin et la revue Planète de Jacques Bergier. En 1975, Bernard Heuvelmans fonde le premier centre mondial de cryptozoologie où il rassemble sa précieuse documentation. En 1988, le Centre est transféré au Vésinet, 19 allée des Acacias, domicile d'Heuvelmans. Ses théories lui ont valu l'incrédulité sinon le mépris de la communauté scientifique malgré le soutien de quelques sommités telles que le paléontologue Louis Leakey, le découvreur du cœlacanthe James Leonard Brierley Smith ou l'entomologiste Rémy Chauvin.
Bernard Heuvelmans s'est éteint le 22 août 2001, au Vésinet à l'âge de 85 ans. Il est inhumé dans le cimetière de la commune.
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 Kiepura, Jan (1902-1966)
Chanteur et acteur, né le 16 Mai 1902, à Sosnowiec, Prusse Orientale (actuel Sosnowiec, en Pologne) Jan Kiepura a débuté à Opéra national de Varsovie. Il a chanté plus tard à Vienne et Milan avant de connaitre une renommée internationale dans des opérettes filmées, très en vogue au début du cinéma parlant, durant les années 30 aux côtés de
Martha Eggerth, sa femme mais aussi de Danielle Darieux, Brigitte Helm, Martha Schneider (la mère de Romy). Jan Kiepura et Martha Eggerth partirent pour les Etats-Unis au début des années 40, chantèrent au Metropolitan Opera de New York mais ne s'imposèrent pas au cinéma. De retour en Europe après la guerre, le couple poursuivit sa carrière cinématographique durant une dizaine d'années, avant de se retirer à New York.
En dehors du cinéma, Jan Kiepura a mené une carrière de chanteur lyrique et enregistré de nombreux titres du répertoire classique, principalement en Pologne.
Jan Kiepura est mort le 15 Aout 1966 à Rye, Etat de New York, USA.
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  Kingston, Chester Kiesling dit (1893-1985)
Chester A. Kiesling est né à Brooklin, Etat de New York, aîné de trois enfants, d'une famille où l'on était acrobate de père en fils. Il se produit d'abord avec les siens, la "Kingston troop", puis en 1917 traverse l'océan avec l'armée américaine. En 1919, il reste en France où il se marie avec Gaby Mansuelle, future Esmeralda, et le couple s'installe au Vésinet en 1921 dans une maison que Chester a presque entièrement faite par lui-même, au 21, rue Maurice-Vannier. Le couple se produit au Vésinet, dans le cadre de l'exposition d'horticulture, à l'automne 1932. On peut lire dans la presse locale: "Mme Esmeralda Kingston, fut une danseuse espagnole adorable, le compositeur José Sentis qui l'accompagna enveloppa ses danses d'une musique charmante. M. Chester A. Kingston nous montra que si on peut transformer les fleurs, la volonté peut transformer les hommes au point de leur donner la souplesse du fil de soie".
Le Grand Kingston, contorsionniste acrobate, et son numéro d'homme caoutchouc resteront longtemps à l'affiche de tout ce que la France et l'Europe comptent de music-hall, cabarets, chapiteaux de cirque. Une ascèse personnelle et le refus de tout artifice permirent à cet artiste hors du commun de donner à son art ses lettres de noblesse. Les différentes figures du Puzzle chinois, peintes par sa femme, Mme Kiesling-Debussy, ainsi que les objets de scène de Chester Kingston sont exposés à Paris, au Musée des Arts et Traditions populaires.
Chester Kiesling, le Grand Kingston est décédé le 11 octobre 1985, à l'âge de quatre-vingt-douze ans dont soixante-quatre passées au Vésinet. Son épouse, née Marthe Mansuelle-Debussy, est décédée à son domicile le 31 octobre 1987 à l'âge de 84 ans. Elle était la nièce de Claude Debussy.
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  Labey, Marcel (1875-1968)
Né le 6 août 1875, au Vésinet où ses parents passaient l'été, boulevard de Ceinture Rive Droite (actuels Bds de Belgique et des Etats Unis), Jean Marcel Labey est le premier enfant dont la naissance fut inscrite sur les registres d'état civil de la jeune commune (érigée le 31 mai 1875).
Après des études de droit, Marcel Labey se tourne vers la musique et entre en 1898 à la Schola Cantorum, créée par Vincent d'Indy, Alexandre Guilmant et Charles Bordes, en juillet 1894. Dans cette école attachée à la musique religieuse et à l'instruction des futurs organistes, il étudie le piano, l'harmonie, et la composition avec Vincent d'Indy jusqu'en 1907. De 1903 à 1913, il y est lui-même professeur de la classe d'orchestre. En 1902 il est nommé secrétaire général de la Société Nationale de Musique puis chef des concerts symphoniques de la Société Nationale (1906-1911). En 1923, il devient chef de la société philarmonique de Reims, qu'il réorganise; elle était en sommeil depuis le début de la Grande Guerre.
De 1924 à 1931, il habite Vernon où il crée une école de musique.
A la mort de Vincent d'Indy, en 1931, il lui succède à la direction de la Schola Cantorum. En 1936, avec Guy de Lioncourt, comme lui grégorianiste fervent et éclairé, il crée l'Ecole César Franck qu'il dirigera.
L'oeuvre de Labey, fidèle au courant franckiste, comprend quatre symphonies, de la musique de chambre, des mélodies, des pièces pour piano et un opéra, Bérangère (1912). A son épouse, qui fut l'élève de Louis Vierne (orgue) et Vincent d'Indy (composition), on doit deux messes, des mélodies, deux trios, un quatuor, une symphonie, des pièces d'orchestres et un drame lyrique.
Au Vésinet, Marcel Labey a composé en automne 1900 Fantaisie [Op 3], pièce pour orchestre qui sera présentée pour la première fois, sous la direction de l'auteur, à Paris, Salle Erard, le 16 mars 1901.
Marcel Labey est décédé à Nancy le 25 novembre 1968.
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Lachèvre, Frédéric (1855-1943)
Directeur de compagnie de chemin de fer, banquier, Frédéric Florentin Lachèvre a acquis une notoriété internationale grâce à son violon d'ingres, la bibliophilie. Consacrant la petite fortune qu'il avait constituée à sa passion pour les livres rares, il rassembla une considérable collection d'ouvrages. Il contribua à la redécouverte d'auteurs oubliés, ceux que vouaient à l'oubli et au mépris les tenants du classicisme, tels Cyrano de Bergerac. Il consacra la fin de sa vie à la publication de bibliographies savantes sur les auteurs poètes du XVIe et XVIIe siècle qui font encore autorité aujourd'hui. Installé au Vésinet 2, route de la Cascade, peu après la création de la commune, il fut conseiller municipal en 1892-96.
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 Lacroix, Pierre (1912-1994)
Pierre Lacroix nait à Paris le 6 février 1912. Fils d'épiciers dont l'un des clients était le dessinateur Forton (créateur des Pieds Nickelés), il devient l'assistant de celui-ci, à dix-sept ans, après quelque temps passé à l'Ecole Violet pour tenter de préparer les Arts & Mériers.
Notre dessinateur fait donc des débuts à la S.P.E., pour laquelle il conçoit des illustrations dans Pêle-Mêle. Il entre ensuite dans une maison de dessin pour linoléum et textile puis chez Gestetner où il réalise des "réclames", durant les années trente et le début de la guerre. Il connaît ensuite le travail obligatoire en Allemagne. Après cette dure épreuve, il se lance en indépendant dans le graphisme publicitaire (Waterman, Scandale, Gibbs, Evian et Vedette). Dès 1944, il figure au sommaire de Jeunes Gars-Mon avenir (publication de la JOC) où il crée "Cette Brute d'Oscar" puis "Criquet".
La paix retrouvée, Pierre Lacroix s'installe au Vésinet, 4, rue Pasteur où il habitera le reste de sa vie. En 1947 il revient à la S.P.E. et reprend Bibi Fricotin, qu'il ne quittera qu'en 1988, à l'âge de 76 ans. En parallèle, il remplace Pellos en 1953 et 1954 au dessin des Pieds Nickelés (Les Pieds Nickelés industriels, Le trésor des Pieds Nickelés et le Rêve des Pieds Nickelés) et crée de nombreuses séries humoristiques pour Fripounet, le Journal de Bibi Fricotin, le Journal des Pieds Nickelés, Lisette, etc. A la mort d'Al G, il reprend Aggie pour deux numéros (27 et 28). Le graphisme est trop brouillon, le personnage est très modernisé : adieu l'attitude "college girl" (robe sans manche et petit pull), bienvenue aux jeans et au bon gros pull confortable!
Dessinateur populaire au sens propre, dont le style personnel, rapide, clair et efficace, était aisément reconnaissable, Pierre Lacroix est mort au Vésinet le 8 juillet 1994.
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Lamorisse, Albert (1922-1970)
Albert Lamorisse naquit à Paris en 1922. Très jeune il s'intéressa à la photographie puis au cinéma. En 1949, il réalisa son premier film pour enfants: Bim, le petit âne avec un commentaire de Jacques Prévert. Suivront Crin Blanc (1952), primé à Cannes et Le Ballon Rouge (1956), A la fois drôle et dramatique mais profondément humain ce court métrage obtint la Palme d'or à Cannes en 1956, catégorie courts-métrages. Il reçut aussi la Médaille d'or du cinéma français,et le prix Louis-Delluc la même année. A l'étranger, il fut salué comme un immortel chef-d'oeuvre de la poésie lyrique et reçut l'Oscar du meilleur court-métrage. Albert Lamorisse y mettait en scène des enfants parmi lesquels son fils Pascal et les deux neveux de son directeur de la photo, les jumeaux David et Renaud Séchan. Ce dernier fera carrière dans la chanson.
En 1959, Albert Lamorisse réalisa son premier long-métrage Le Voyage en Ballon, une sorte de suite au Ballon rouge dans lequel il utilisait l'hélivision, un système de prises de vues en hélicoptère. Mais le film ne reçut pas l'accueil attendu. Vinrent ensuite Fifi la plume (1963) et, en hélivision, Versailles (1966) et Paris (1967), d'impressionnantes images aériennes de divers sites et monuments saisies de l'hélicoptère. Comportant non seulement des vues générales mais aussi des détails d'une précision extrême, ces films composent de passionnants portraits de villes vues du ciel. Versailles reçut la Mention spéciale de la Commission Supérieure Technique à Cannes en 1967.
Le 2 juin 1970, alors qu'il terminait en Iran Le vent des amoureux, Albert Lamorisse trouva la mort dans un accident d'hélicoptère. Marié et père de trois enfants: Pascal, Sabine et Fanny, Albert Lamorisse habitait au Vésinet à l'angle du boulevard de Belgique et de l'avenue Hoche.
Signalons encore que l'on doit à Albert Lamorisse un célèbre jeu de société connu dans sa version moderne sous le nom de Risk, qui parut en 1955 sous le titre La Conquête du Monde. D'après certains collectionneurs, il semblerait que le jeu ait été créé en 1950, et que la première édition, datée de 1955, soit très recherchée.
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En savoir plus: Crin Blanc Le ballon rouge


Lanvin, Jeanne (1867-1946)
Couturière française. À seize ans, Jeanne Lanvin devient garnisseuse de chapeaux dans un atelier de modiste. Deux ans plus tard, grâce au soutien financier d'une de ses clientes, elle s'installe à son compte. En 1897, la naissance de sa fille, pour laquelle elle réalise toute une garde-robe, lui donne l'idée d'étendre ses talents à l'univers de la couture. En 1908, elle crée le département "Enfant", puis, l'année suivante, "Femme" et "Jeune Fille" et lance, en 1926, le département "Homme".
Elle impose alors un style inspiré d'anciennes gravures de mode et qui fait la part belle aux robes du soir ornées de riches broderies. Forte de sa notoriété, elle élabore son premier parfum, My Sin (1925), puis, aidée par le talent du parfumeur André Fraysse, elle sort Arpège, dont le flacon, une boule noire coiffée d'un bouchon doré et flanquée de l'emblème de la maison, perpétue l'image de la marque. Suivront Scandal (1933), Eau de Lanvin (1933) et Rumeur (1934).
Morte en 1946 à Paris, elle est enterrée au Vésinet où elle habitait au 8, boulevard de Belgique, dans une des villas (
les vieilles tuiles), qu'elle avait fait construire vers 1910. Elle avait confié à Robert Fournez (architecte vésigondin, qu'elle avait connu lors de l'Exposition des Arts décoratifs de Paris et qui fut un des architectes de la Mosquée de Paris), la construction de deux autres villas aux 9 et 11, Boulevard de Belgique. Elle avait fait réaliser le mobilier d'intérieur et de jardin par Armand Rateau.
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En savoir plus : Biographiela Maison Lanvin


Société d'Histoire du Vésinet, 2002-2012 - http://www.histoire-vesinet.org